La fracture de l’épaule ou extrémité supérieure de l’humérus est fréquente chez la personne âgée, même en cas de traumatisme mineur.
Les signes cliniques sont la douleur, le gonflement et l’impossibilité de mobiliser le membre supérieur.
La radiographie confirme le diagnostic clinique.

Selon la complexité et le type de fracture la méthode thérapeutique sera différente.
En cas de fracture non déplacée, le membre supérieur est immobilisé « coude au corps » pendant un mois et demi pour laisser l’épaule totalement au repos.


Après consolidation osseuse, l’immobilisation est retirée, la rééducation peut débuter.
L’intervention se déroule au bloc opératoire, sous anesthésie générale, dans des conditions rigoureusement aseptiques.Le patient a bénéficié de la préparation cutanée d'usage en chambre avant d'être conduit au bloc opératoire.
Comme pour la plupart des interventions en chirurgie orthopédique, une antibiothérapie péri opératoire est instituée selon les recommandations de la SFAR (société française d’anesthésie et réanimation)
Le chirurgien et l’équipe du bloc vous installent en position dorsale sur la table d’opération.
Après la préparation cutanée d’usage au bloc opératoire, les champs stériles sont placés.
Par plusieurs incisions, sous contrôle radioscopique, le chirurgien pose le matériel d’ostéosynthèse : le clou huméral, la ou les vis de verrouillage en amont et la vis de verrouillage en aval.
Le membre supérieur est immobilisé « coude au corps » pendant 3 à 6 semaines puis commence une mobilisation douce.
La rééducation active des amplitudes de l’épaule débute aux environs de la 6ème semaine.
Lorsque la fracture de la tête humérale est très comminutive, il est impossible d’avoir recours à l’ostéosynthèse, l’alternative est la prothèse d’épaule.
Que la prothèse soit humérale ou totale, les risques opératoires et les complications sont identiques.