Les fractures du fémur

La fracture de la diaphyse du fémur survient généralement lors d’un traumatisme violent, le fémur étant un os résistant.

Les signes cliniques sont la douleur importante, l’impossibilité du patient de mobiliser son membre inférieur, la déformation (la cuisse est raccourcie et augmentée de volume).

La radiographie confirme le diagnostic clinique.

Le traitement chez l’adulte est toujours chirurgical.

Anatomie

Anatomie du fémur

Les différentes interventions chirurgicales en fonction de la localisation de la fracture

Selon le site, la complexité et le type de fracture la méthode thérapeutique sera différente.

Toutes les interventions ci-dessous se déroulent au bloc opératoire en salle d’orthopédie dans des conditions rigoureusement aseptiques.Le patient a bénéficié de la préparation cutanée d'usage en chambre avant d'être conduit au bloc opératoire.
Comme pour la plupart des interventions en chirurgie orthopédique, une antibiothérapie péri opératoire est instituée selon les recommandations de la SFAR (société française d’anesthésie et réanimation)

L’ostéosynthèse par clou centromédullaire long

Intervention

Le patient est installé sur une table opératoire spéciale « table orthopédique » qui permet de manipuler le membre fracturé et obtenir une bonne réduction en vue de l’ostéosynthèse.

Après la préparation cutanée d’usage au bloc opératoire, le champ stérile est placé.

Par plusieurs incisions (face externe en haut de cuisse et face externe en bas de cuisse), sous contrôle radioscopique, le chirurgien pose le matériel d’ostéosynthèse : le clou fémoral long descendant sous la fracture, la vis cervicale et la vis de verrouillage, en amont et en aval de la fracture.

 

Suites opératoires

L’appui est interdit en postopératoire pendant deux à trois mois, temps de la consolidation osseuse.
Le patient peut être levé au fauteuil dès le lendemain pour éviter les complications liées à l’alitement.
Chez un patient jeune, la marche sans appui à l’aide d’une paire de cannes anglaises est acquise très rapidement.

Les risques opératoires

 

L’ostéosynthèse par plaque vis et cerclages

 Intervention

Le patient est installé sur une table opératoire spéciale « table orthopédique » qui permet de manipuler le membre fracturé et obtenir une bonne réduction en vue de l’ostéosynthèse.

Après la préparation cutanée d’usage au bloc opératoire, le champ stérile est placé.

L’incision se fait sur la face externe de la cuisse, suffisamment longue pour visualiser la totalité de la fracture et poser le matériel d’ostéosynthèse.

Une fois la réduction de la fracture obtenue, la plaque est posée contre le fémur et maintenue par des vis et éventuellement des cerclages

Suites opératoires

L’appui est interdit en postopératoire pendant trois mois, délai moyen de la consolidation osseuse.

Le patient peut être lever au fauteuil dès le lendemain pour éviter les complications liées à l’alitement.

Chez un patient jeune, la marche sans appui à l’aide d’une paire de cannes anglaises est acquise très rapidement.

Les risques opératoires

 

Radio de patient ayant pris appui prématurément sur son membre opéré : fracture de la plaque d’ostéosynthèse

 

L’ostéosynthèse par clou rétrograde

Intervention

Le patient est installé sur la table opératoire.

Après la préparation cutanée d’usage au bloc opératoire, le champ stérile est placé.

Par plusieurs incisions (genou, face externe et face interne de cuisse en son extrémité distale), sous contrôle radioscopique, le chirurgien pose le matériel d’ostéosynthèse : le clou rétrograde remontant au dessus de la fracture, les vis de verrouillage en amont et en aval de la fracture.

 

Radio à six mois d’une fracture extrêmement comminutive

Les risques opératoires